Yassine, présente-nous en quelques mots ton parcours.

 

Je suis diplômé de la promotion 2011 WIBS spécialité ingénierie financière et gestion d’entreprise. Après des expériences multiples et variées, toutes plus épanouissantes et passionnantes les unes que les autres, j’exerce actuellement le métier de banquier privée - business developer au Luxembourg, dans la plus vielle maison de la place Luxembourgeoise, la BIL (Banque Internationale Luxembourg). J’exerce ce métier depuis bientôt 3 années.

 

Comment y es-tu parvenu?

Ce fut une aventure de travail et de rencontre.

Après un bac STT, je savais tout de suite précisément ce que je souhaitais faire. Après une tentative en droit pendant une année, je décide de changer et de m’inscrire à un BTS immobilier, car passionné par l’architecture haussmannienne.

Diplôme en poche, je me lance dans l’aventure avec un associé et monte une agence immobilière dans le VIIIe arrondissement de Paris, boulevard Haussmann. Une fantastique aventure. Je me suis donné à fond et notre activité a immédiatement fonctionnée.

Toutefois, au-delà du plaisir que je prends à faire ce métier, je constate que le patrimoine ce n’est pas uniquement l’immobilier, il y a entre autres les placements financiers, cela m’intéresse de plus en plus, j’estime à l’époque ne pas en connaître assez sur cet autre aspect du patrimoine, j’arrête donc cette activité, et décide de reprendre mes études.

 

Et c’est là que tu as croisé la route de WIBS ?

Oui. J’ai découvert l’école par hasard sur un salon, et j’ai eu la chance de faire très vite la connaissance de Jacques Bensoussan (paix à son âme) en qui j’ai trouvé une oreille brillante et attentive.

Au cours des entretiens de pré-recrutement, nous partageons beaucoup. Il croit en moi, me fait confiance et décide de me donner ma chance. Je me sens avoir beaucoup de choses en commun avec cet homme. Je lui dois beaucoup, ainsi qu’à toute l’équipe pédagogique de l’école. WIBS a cultivé en moi confiance et autonomie.

Autonome, il a d’ailleurs bien fallu que je le devienne dès mes premiers jours chez WIBS, ne serait-ce que pour parvenir à financer mes études ! Le destin fait bien les choses, je parviens à décrocher une bourse d’études auprès d’une association de philanthropes suisses ! Qui ont payé rubis sur ongle, l’année de scolarité à New-York. Personne n’y croyait, tout le monde me regardait avec des grands yeux.

Cette réussite m’a fait profondément plaisir et a contribué à me donner confiance dans mes capacités.

Je sens que je peux faire et réussir beaucoup de choses si je m’en donne vraiment les moyens.

Le voyage à New York en troisième année a été très intense. Je partageais mes journées entre l’enseignement et un boulot de serveur à Time Square dans un restaurant français.

J’ai appris là-bas beaucoup de choses en management. La disponibilité des profs avant et après les cours, les travaux oraux qu’ils nous donnaient où nous devions vendre des concepts définis à peine quelques instants auparavant m’a fait devenir plus efficace en anglais et plus vif.

New York m’a mis une sacrée gifle : une telle grandeur, de la diversité partout, des gens étonnants, improbables. Et ce sentiment que tout est possible.

Retour chez WIBS Paris. Grisé par ce voyage, j’en voulais encore.

J’ai cherché et trouvé une opportunité de stage pour un fonds d’investissements au Sultanat d’Oman, assistant - chargé d’investissement. Ma mission : voyager entre la Malaisie, l’Indonésie, visiter des terrains à vendre et de faire des feedbacks d’intérêts à mes clients investisseurs. Cette mission magnifique a duré 6 mois.

Revenu, je suis bourré d’énergie, et je vois les choses en grand. Je vais me spécialiser en ingénierie financière en M2. Je veux devenir banquier gestionnaire de fortune.

 

Comment s’est déroulé ton tournant vers la gestion de patrimoine ?

A mon retour à Paris, je me spécialise en ingénierie financière car je sais désormais bien plus précisément ce que je veux faire : de la gestion de fortune. Je me dis que j’y arriverai, par tous les moyens.

J’ai la chance d’avoir une amie de la famille qui fait ce métier à un très haut niveau de responsabilité. Je suis allé la voir et je lui ai fait part de mon désir. Elle ne croyait pas d’abord, elle ne me prenait pas au sérieux.

Alors j’ai insisté, persévéré. Je voulais qu’elle m’en parle, qu’elle me forme, qu’elle m’apprenne les codes.

Au bout de plusieurs mois, j’étais prêt ! C’est ainsi que tout a commencé.

Grâce a ses enseignements précieux et les acquis de mon année de M2, j’ai pu décrocher un emploi à la banque privée 18/18 en tant qu’assistant du responsable grands comptes. J’y ai beaucoup appris pendant près de deux an.

Ensuite j’ai été débauché par la BIL et l’histoire continue… aujourd’hui je suis en charge du développement du marché français.

 

Que tires-tu comme enseignement de ton parcours et du métier de banquier privé ?

Le métier de business developer est certes un métier d’argent, mais ce n’est pas le plus fondamental. Le metier de business developer est composé d’une partie « chasse » (acquisition de nouveaux clients) et « élevage » (entretien et optimisation des ventes aux clients existants). Les qualités nécessaires pour être business development manager reposent sur une bonne connaissance du marché et de ses acteurs ainsi que de l’environnement technique assimilé. Les qualités humaines constituent une des forces : dynamique, doté d’un esprit entrepreneurial, d’un très bon sens du relationnel et d’un gout prononcé pour les challenges quotidiens.

Il sait saisir les opportunités et atteindre ses objectifs en prenant en compte la contrainte temps.

Le plus important, c’est de tout faire circuler : la confiance, les contacts, l’énergie, la parole, l’espoir.

C’est un métier d’écoute et de partage, où les relations et les projets se construisent dans la durée. Il faut savoir écouter et analyser au plus près des besoins de ses clients, comprendre la vie de la personne que l’on a en face de soi. Penser large, s’ouvrir au monde en général, et au monde des gens que l’on rencontre.

 

Quelques conseils à donner aux étudiants WIBS?

Je crois fermement que pour réussir il faut être à la fois patient et acharné. Patient pour que les rencontres se fassent et que les amitiés se bonifient, acharné quand le bon moment est venu pour que les projets se réalisent effectivement.

Il faut également respecter ses interlocuteurs et rester humble en toutes circonstances. L’authenticité, la sincérité et la générosité sont les valeurs indispensables pour celui qui veut faire des affaires.

Le capital humain est bien de tous les capitaux le plus précieux.