Yannick Massima nous présente son parcours et ses aventures entrepreneuriales. 

Bonjour Yannick ! Quels sont les chemins qui t'ont mené vers WIBS ?

Les chemins du business !

J’ai un parcours assez atypique, riche et varié : je suis né à Libreville, au Gabon. J’ai passé une partie de mon enfance là-bas. J’ai déménagé ensuite en Suisse (Genève) où j’ai vécu pendant mon adolescence. J’ai ensuite rejoint Paris pour faire mes études chez WIBS.

J’ai quitté les bancs de lycée en seconde : j’avais envie de monter des affaires et de me lancer dans l’aventure. Ce n’était pas évident mais super exaltant ! J’ai commencé à monter des petites affaires avec des gens que je connaissais.

Une des premières structures à Genève était une société de livraison à domicile pour les particuliers. Nous avions déniché une zone résidentielle, la zone Fernay-Voltaire au Nord de Genève, où après 20h, tout fermait ! Impossible de trouver la moindre bouteille de Coca ! Alors nous avons fait notre étude de marché, puis nous avons commencé avec les moyens du bord. Nous étions en ébullition, mais nous avons ressenti assez vite qu’il nous manquait quelques éléments théoriques de business !

Je continuais à l’époque mon lycée par correspondance avec le CNED, pour organiser mon temps comme je le voulais. J’ai ainsi pu passer mon Bac gestion et comptabilité tout en étant déjà en contact avec le concret !

 

Paris et WIBS se profilent à l’horizon ?

 

Oui ! Un de mes meilleurs amis me conseille vivement de voir les choses en plus grand, et d’aller apprendre le business dans une grande capitale. Va pour Paris !

C’est à ce moment-là que je rencontre Jacques Benssoussan, directeur général de WIBS à l’époque : je reste scotché. Ce n’était pas seulement un homme d’affaires, mais un Master du business, un homme captivant qui maîtrisait son art et ses mots. Il me dit : « viens dans mon école et je vais t’apprendre à faire des affaires, concrètement. Et tu vas aussi voyager, découvrir énormément de choses. ». Je décide de le suivre.

 

Comment s’est passé ton cursus ?

Très bien.

Je distingue deux temps : les 3 premières années du Bachelor et les deux années du Master Finance.

Première année : j’apprends beaucoup avec Jacques Benssoussan et les autres professeurs. Je prends tout ce qu’on me donne : la théorie, la culture d’entreprise, les postures, les techniques, les jeux d’entreprise du mercredi...

Je me souviens d’un de ces business case : notre professeur nous avait demandé de faire une étude de marché sur Coca-Cola. Courage pris à deux mains, nous voilà partis directement pour le siège à Issy-les-Moulineaux ! Sur place, nous avons bien entendu eu un mal fou à trouver des interlocuteurs. Mais nous n’avons pas perdu courage : nous avons sollicité un par un les gens devant l’entreprise pour parvenir à nos fins !

Et soudain, petit miracle : nous tombons nez à nez avec le directeur marketing Europe ! Extrêmement agréable et conciliant, il comprend notre démarche et nous oriente vers son assistante. Grâce à ce coup de pouce, nous avons pu par la suite obtenir toutes les informations nécessaires et avoir la meilleure note !

L’art de la débrouille, la vérité du business qui se matérialise jour après jour. C’était excellent !

La deuxième année, je poursuis l’apprentissage et pars en voyage à Berlin avec l’école. Ca travaille, et ça bouge fort. Les connexions se font.

La troisième année, c’est la gifle : New-York. Grosse bouffée d’énergie. New-York, ca respire le travail non-stop, c’est le rêve possible ! Je découvre cette ville folle, de jour comme de nuit !

Nous avions un projet avec les potes de ma promo : nous voulions développer le réseau de distribution d’une marque de boissons alcoolisées française aux États Unis.  Nous avons donc trouvé des hôtels, des boîtes de nuit, des restaurants dans nos contacts. Nous leur avons parlé de notre marque, et c’est parti : quelques commandes sont passées !

Le représentant était très content, et nous très fiers. Mission accomplie !

Nous construisions défi après défi  « l’esprit entrepreneur » : il fallait être des leaders d’opinion, de bons intermédiaires et faire les choses parfaitement.

Ce fut un sacré Bachelor, où ça a bougé dans tous les sens !

Je rentre de NY, je ressens le besoin de faire le point, de digérer tout ce que j’ai pris pendant ces trois années. Je me dis : je continue ou j’entreprends avec ce que je sais désormais ? Je décide alors de me perfectionner encore en finance, en trading et en gestion.

Je rentre donc en Master 1 Finance d’entreprise et gestion d’entreprise en 2012.

Cette année-là, avec les cours, je deviens beaucoup plus pointu : je comprends désormais mieux les mécaniques, la construction des marges, les ratios fondamentaux. Ghyslaine Sannipoli nous a fait profiter de sa grande expérience des rouages de l’entreprise : merci à elle!

Mon mémoire de Master 1 analyse les comportements des cyber investisseurs particuliers sur le marché du FOREX.

Parallèlement, je commence à penser au Street Wear, car j’adore ça, et j’ai vu beaucoup de marques super sympas qui arrivaient à sortir de l’anonymat aux États-Unis. Il y avait plein de buzz partout. J’en parle à mon « équipe » et je les rassemble une nouvelle fois pour qu’on reparle business !

L’été venu, on se lance avec mes amis dans un appel à projet à Genève, et dans le même temps l’idée de notre marque de Street wear fait son chemin.

Nous montons une association pour proposer à la ville de Genève des alternatives aux visites touristiques classiques. Nous voulons exporter le concept de BeerBike que nous avions expérimenté et qui nous avait plu. Nous pensions aussi à utiliser les parcours viticoles pour développer notre activité, et donner du sens aux visites touristiques.

Nous avons construit un dossier en béton, mais hélas, la ville de Genève n’était pas prête à accueillir ce type de services.

Je me suis alors focalisé sur la marque Street Wear pendant l’année de Master 2 Ingénierie Financière.

Mon mémoire de fin d’études était consacré à la construction de notre marque.

Notre directeur de master, Stéphane Jacob, a tout de suite aimé et validé. J’ai eu une excellente note. Son soutien m’a donné beaucoup de force !

 

Parle-nous de ta marque Street Wear !

 

Notre marque de Street Wear haut de gamme s’appelle « Les Petits Salauds ». Nous voulons que nos créations kidnappent le regard, créent des émotions indélébiles : nous faisons des vêtements pour ceux qui sortent du lot, attirent l’attention et marquent les esprits.  Sur notre site, il y a des vêtements originaux, des clips, la meilleure mode, la musique qu’on aime, tout ce qui nous fait bouger !

Les collections de projets LES PETITS SALAUDS sont issues de coup de cœur avec des artistes sélectionnés pour la force de leurs messages et le potentiel évocateur de leurs œuvres. Ça me ferait plaisir que les Anciens, et tous ceux que ça touche, nous suivent sur les réseaux, portent nos créations, parlent de nous !

Parallèlement à LPS, pour rester dans le côté académique financier, j’ai intégré un cabinet de gestion de patrimoine dynamique et  performant. Les deux associés m’ont beaucoup appris sur l’optimisation, la gestion de portefeuilles, l’immobilier et les marchés financiers.

J’ai récemment intégré un des plus grands groupes bancaires français en tant que conseil en patrimoine financier, et je poursuis l’aventure entrepreneuriale en parallèle :

Une vie double, une double vie qui me plaît beaucoup !

 

Yannick, pour terminer, as-tu un conseil à donner aux jeunes étudiants WIBS ?

 

N’ayez pas peur ! Croyez en ce que vous êtes et dans ce que vous faites ! Il faut se lancer, faire les choses, se sentir vivant, oser mener ses projets avec détermination et audace.

L’argent se rattrape, il s’en va, il revient. Le temps, lui, ne se rattrape pas. Profitez !

Bravo Yannick et merci pour ton témoignage !

 

Novembre 2015