Comment as-tu découvert Weller International Business School ?

 

Après mon bac STT option action commerciale, je me suis tout d’abord engagée dans un BTS Management des Unités Commerciales. Ce que je préférais dans ce cursus, c’était indiscutablement le marketing. Ainsi, à l’issue des 2 années, j’ai décidé de poursuivre mes études dans ce domaine. J’ai donc réalisé une licence de marketing dans une école de commerce privée (Deesma).

 

Le marketing attirait donc davantage ton attention que la finance à ce moment- là ?

 

Oui, le marketing m’a toujours pu. Ce que j’aime dans le marketing, c’est la dimension de l’écoute, de l’échange et le travail d’équipe autour de la réalisation d’un projet.

La Crise des Subprimes en 2010 a éveillé mon intérêt pour la Finance et m’a poussé à suivre l’actualité de très près, ce qui m’a conduit à déchiffrer les causes de cette catastrophe en cascade.

 

Raconte-nous !

 

Ce cataclysme financier, ces gens qui perdent leurs maisons, la panique des marchés aux Etats-Unis et les répercutions en Europe, tous ces facteurs ont éveillé ma curiosité. Comment ce système financier, si imposant et si fragile fonctionne-t-il ? Pourquoi et comment en sont-ils arrivés là ? J’avais quelques notions de finance de marché mais je n’arrivais pas à apprécier toute l’envergure du problème.

Ce grand bouleversement m’a mis au travail alors que je n’imaginais pas du tout poursuivre mes études. Je me suis sentie concernée et mes perspectives ont changé et j’ai donc décidé de terminer mon cursus en réalisant un master en Finance.

Du coup je suis parti à la recherche d’une structure. Pas forcément une école de commerce d’abord : l’idée de départ n’était pas d’obtenir un diplôme, ni même une signature d’école. Je me disais qu’il serait intéressant pour moi d’intégrer une structure ouverte, qui aurait des échanges à l’international, un panel de cours diversifié.

Je suis tombée par hasard sur Weller en faisant mes recherches sur internet ; j’y ai réalisé mes 2 années de Master.

 

Qu’as-tu pensé de l’expérience WIBS ?

 

J’ai obtenu ce que j’étais venu chercher. Je voulais apprendre énormément.

J’accrochais avec l’idée générale de WIBS (se former & s’épanouir en découvrant le monde), les échanges internationaux en Asie à Shanghai et aux Etats-Unis.

Les cours proposés, la qualité de certains intervenants étaient incroyables comme ce prof de géopolitique qui enseignait aux Etats-Unis et dont j’ai oublié le nom ! (rires) Les conversations étaient ouvertes, les échanges faciles. J’ai beaucoup apprécié.

 

Parle-nous de tes stages pendant ta scolarité ?

 

J’ai réalisé mes 2 stages chez BNP : un premier stage en développement commercial en 2012 pendant 7 mois dans un centre d’Affaires spécialisé dans les Grandes Associations et Fondations. Ce stage avait pour objectif de réaliser une étude sectorielle. Le deuxième était en Gestion des risques. Ces 2 expériences m’ont permis de me rendre compte de ce qu’était la banque de réseau d’une grande banque internationale.

 

Et tu as donc poursuivi à la BNP après ton diplôme ?

 

Oui. A l’issue de mon Master, je poursuis chez BNP en tant qu’Analyste Risques en CDI dans la banque de réseaux corporate au sein du Département Risques.

Le métier d’Analyste Risque consiste à être en appui de son ou ses chargés d’affaires sur des demandes de crédits, de renouvellement d’engagements, des cotations, sur des rédactions de compte rendu, sur des montages de dossier de financements structurés, sur des déclassements de dossier au contentieux.

L’Analyste Risques est en charge de la rédaction de note de synthèse dans le cadre de demandes de crédit et de renouvellement d’engagement.

Il s’agit d’intervenir en analyse contradictoire face à la fonction commerciale.

L’intérêt de ce poste est que l’on acquiert des connaissances sur l’analyse financière, mais sur un angle risques. Le travail d’analyse des reporting d’entreprises est passionnant. Il faut mener le raisonnement au-delà des commentaires fournis afin de comprendre en profondeur les raisons du succès ou de l’échec d’une entreprise ou d’un projet. L’analyste risques va démanteler toute la structure financière pour être sûr et certain que son avis ne sera pas basé uniquement sur des infos données par les parties.

Les contacts sont nombreux et les interactions toujours enrichissantes, en particulier la négociation entre la fonction commerciale et la fonction risques pour prendre une décision.

 

Comment de temps as-tu été à ce poste ?

 

Trois ans et demi. A l’issue de cette période, j’ai activé ma mobilité interne et dès lors, de nombreux choix m’ont été permis : changer de métier, rejoindre une nouvelle équipe …

J’entends parler du plan de remédiation de BNP Paribas suite à l’amende qui leur avait été infligée par les régulateurs américains. Je m’y étais intéressée de très près car j’avais au sein de mon portefeuille clients des entreprises touchées par des problématiques de sécurité financière.

Ma décision était prise. Je quitte le réseau et rejoins le département conformité au siège de BDDF (Banque De Détails France) au domaine sécurité financière.

Au sein de la sécurité financière, il y a 3 équipes : KYC, LAB/FT et SANCTIONS ADVISORY.  

J’occupe un poste de compliance officer dans l’équipe Sanctions Advisory, où je suis en charge des risques de réputation et d’image au travers de 3 activités.

Les activités principales de cette équipe sont la gestion des alertes, l’appui au réseau pour tous les sujets de politique interne et commerce international et enfin le conseil au réseau.

Au travers de ces activités, mes principales missions sont d’aider à l’acculturation du réseau et de contribuer à l’identification et la gestion des risques en matière de sanctions et de lutte anti-blanchiment. 

Ce métier est très important pour la direction générale d’une banque, car la conformité fait partie intégrante de la stratégie de toutes les sociétés concernées par les réglementations financières.

L’intérêt de ce poste, c’est que je suis vraiment au centre de la réflexion stratégique sur les sujets géopolitiques et financiers. Pour quelqu’un qui s’intéresse à la politique extérieure comme moi, c’est génial !

La conformité est un sujet qui prend une nouvelle ampleur depuis 3 ans. Le challenge est de rester au diapason des changements perpétuels. Ca bouge ! Il y a beaucoup de projets à mener, il faut savoir adapter son discours en permanence et le transmettre.

 

Parfait ! Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

 

Je souhaiterais poursuivre mon épanouissement professionnel dans des missions risques, contrôles et conformité. J’aime ce mélange de contact humain et d’expertise !

 

Excellente continuation Prisca !

 

Février 2018