Patrick Goddet, Ancien WIBS promotion 89, nous parle de son parcours, de sa carrière et de l’apport de WIBS dans son éducation.

Patrick Goddet, comment vous définiriez-vous ?

Mes collaborateurs parlent de moi comme d’un couteau suisse, multi-services et poly formes dans les savoir-faire. Cela est certainement dû à ma faculté d’adaptation, ma grande curiosité et mon ouverture d’esprit. L’envie d’apprendre qui m’a été transmis depuis mon plus jeune âge. Résultat : je déteste la routine ! L’inconnu ne me fait pas peur, bien au contraire il me procure un grand sourire et beaucoup d’envie !

Comment a débuté votre carrière et comment avez-vous vécu l’enseignement chez WIBS ?

J’ai eu la chance de faire énormément de stages et de travailler depuis mes 16 ans.

Jeune, j’ai beaucoup travaillé dans les supermarchés, à de multiples postes, si bien que mon CV initialement me destinait à la grande distribution. C’est une école d’entreprise fantastique, où il faut 100% d’adaptabilité et d’énergie et où il n’y a pas d’heures.

Plus tard, j’ai découvert WIBS (ex-IPME) qui m’a séduit car elle proposait des cycles d’éducation à l’international. Cela a touché mon âme de jeune voyageur !

WIBS a été un moment important de mon éducation. Elle a fortifié en moi ce que j’appelle l’esprit d’entrepreneur : cette capacité de construire et de prendre sa vie en main, d’être volontaire et de ne pas compter ses heures. L’ouverture internationale que WIBS promet à ses étudiants est une réalité que j’ai expérimentée, et cela a été un bénéfice précieux pour ma carrière.

A mon époque, WIBS proposait des cycles de 3 mois à l’étranger, en Europe et aux États-Unis. Je me souviens en particulier de la Californie, qui a été une des expériences les plus riches de ma vie.

Dans la foulée, J’ai passé ensuite 4 mois et demi à New York après avoir traversé les Etats-Unis en moto. A New York, j’ai travaillé pour une entreprise qui faisait de la distribution de produits magnétiques, disques DVD, c’était l’époque du démarrage du numérique.

De retour en France pour ma quatrième et dernière année, j’ai travaillé à la création de la filiale européenne de l’entreprise américaine. J’étais très occupé par ce projet, mais quelle expérience ! Je dois beaucoup aux professeurs de WIBS pour leur compréhension et leur soutien.

Ces expériences ont-elles pu vous ouvrir des portes ?

Oui. J’ai débuté un parcours dans les médias à La Cinq entre 1989 et 1992 : marketing chaine, régie, puis spécialiste du sport. Ensuite j’ai rejoint TF1 au marketing, au sponsoring, à la direction commerciale. J’ai eu le fantastique plaisir de piloter les coupes du monde 2002 et 2010 pour le groupe TF1. Je devais optimiser les recettes publicitaires et les recettes de diversifications. C’était deux périodes fantastiques.

Puis je suis parti piloter la chaine Eurosport France de 2004 à 2010 avant de quitter le groupe TF1.

Je me suis embarqué dans une nouvelle aventure pour chercher des fonds pour un défi français pour la coupe de l’America. Je me suis ensuite lancé dans le conseil. J’ai accompagné la fédération française de natation, puis au gré des rendez-vous on m’a fait une proposition pour devenir patron de plusieurs branches au sein d’un groupe de presse hippique. C’est au cours de ses deux dernières années que je me suis beaucoup digitalisé.

Il y a quelques mois, j’ai décidé de quitter cet employeur afin de monter ma propre entreprise. J’ai toujours voulu créer une entreprise qui m’appartienne, donc j’en ai lancé 2!

Connecting sports, spécialisée dans la médiatisation audiovisuelle et digitale en direction des organisateurs d’évènements sportifs. Sa mission : déployer la médiatisation des évènements au profit des détenteurs de droits et des partenaires.

Exclusiv personalités, autour des sportifs et des animateurs connus de la télévision. J’adresse les entreprises qui ont des besoins pour animer des séminaires, des colloques… J’organise des événements sportifs et je propose de piloter l’image digitale des sportifs pour leur apporter de l’audience, créer de l’engagement et constituer un actif à utiliser le mieux possible pendant leur carrière et au moment de leur retraite.

J’ai également cofondé, il y a à 5 ans, avec l’un de mes frères, Cavissima.com, site de constitution de caves à vins en ligne. Nous avons 1500 clients actifs pour un CA de 2,5 millions d’euros et 6 salariés.

Quel message voudriez-vous transmettre aux étudiants actuels ?

WIBS apprend l’autonomie, à se débrouiller et à se différencier face aux autres profils et ce quelle que soit l’école. L’expérience acquise, à la fois professionnelle et internationale, est une richesse supplémentaire et un atout sur un marché du travail exigeant.

Le succès appartient aux gens énergiques et adaptables. Il ne faut pas avoir peur de l’inconnu et de la variété, et travailler dur pour se mettre au niveau.

Il faut se construire le destin que l’on désire profondément. Je n’ai jamais durant toute ma carrière l’impression de travailler pour un patron, plutôt le sentiment profond de travailler à mon propre édifice. Mon accomplissement par et dans le travail a été un moteur puissant pour moi. Je suis en effet convaincu que l’on travaille toujours à la fois pour soi et pour son entreprise.

Il faut se faire confiance et construire la confiance autour de soi. Tout au long de ces années, confiance est le terme que je retiens. C’est grâce à cette confiance qu’on peut se dépasser, réaliser et faire réaliser de grandes choses.

WIBS a su me faire confiance.