Pascal Aldebert, Promotion 2009, occupe actuellement le poste de Head of New Business en agence de communication digitale (agence TYPY).

 

Comment avez-vous découvert WIBS?

 

J’ai découvert Weller pendant un salon étudiant, après ma licence, pendant mon année sabbatique, sympathique.

Je souhaitais faire une pause scolaire et  travailler pour mettre de l’argent de coté et prendre le temps de trouver une école qui proposait un Master 2 qui me plaisait et une école qui me permette d’étudier ou de voyager à NYC. Weller est apparue comme la solution idéale.

Plus jeune, je voulais faire une carrière de Directeur Commercial. J’ai toujours eu une fibre business. J’ai rapidement ressenti le besoin et l’envie de développer des compétences en vision stratégique et de participer au développement d’une entreprise. J’aime sortir de ma zone de confort, me challenger et travailler sur des projets ambitieux et à leur genèse lorsque tout est à construire.

J’ai commencé à travailler à 17 ans, afin de cumuler le plus tôt possible un maximum d’expérience et que cette expérience colle à mon cursus scolaire.

J’ai commencé par plusieurs postes de vendeur, puis assistant responsable commercial (stage et alternance en licence) puis j’ai monté ma première SARL à la fin de mon M1 chez Weller. J’ai également travaillé chez Apple, dans le paiement web et mobile et aujourd’hui en agence de communication (digitale).

Le fil rouge de mon parcours est le business et l’innovation.

Avant de rentrer chez Weller, pour financer mon Master 1 et 2 et les voyages en Asie et à New York, j’ai travaillé 1 an, de nuit, dans des cercles de jeux en tant que croupier (poker texas hold’em). Ce fut une belle expérience tant sur le plan personnel (développement personnel) que professionnel. Je me suis fais plaisir, j’ai pu mettre de l’argent de côté, finir mes études (personne ne pensait que je les reprendrais), obtenir mes diplômes, monter une petite SARL, et voyager.

J’ai toujours beaucoup travaillé car j’éprouve le besoin constant de continuer à apprendre mais surtout de prendre du plaisir dans ce que je fais.

 

Qu’avez-vous choisi une fois votre diplôme obtenu ?

 

Après l’école, je revenais tout juste d’un voyage/séjour de 6 mois à New York. C’est pendant cet été 2009 qu’a été lancé à NYC l’application iPhone « Foursquare », un réseau social sur la géolocalisation.

Je sentais qu’une révolution était en marche dans le mobile / marketing mobile / les applications iPhone / la géolocalisation / les réseaux sociaux. J’ai donc souhaité faire part de ce nouvel écosystème, travailler, apprendre et monter en compétence dans ce secteur.

J’ai essayé de monter un partenariat entre ma société et une agence de développement d’application mobile. Ca n’a pas vraiment fonctionné. J’ai revendu mes parts à mes associés qui ont coulé la société puis je suis rentré chez Apple, avec pour objectif de rejoindre la régie mobile iAd qu’ils venaient tout juste de racheter.

Je suis resté 2 ans chez Apple Retail, je n’ai pas pu rejoindre le siège et la régie mobile ; ils ne recrutaient évidemment que des profils sénior (dans un domaine d’activité qui était tout nouveau).

Cette première expérience de travailleur salarié diplômé m’a appris beaucoup de choses, en particulier le management à l’Américaine (le positive intent, donner et recevoir du feedback, savoir se positionner).

J’ai pu pour la première fois encadrer, suivre et former des équipes. Je suis rentré chez Apple en 2010 il n’y avait encore que 2 Apple stores en France, quand je suis parti il y en avait 10 ou 15.

Je m’étais promis que si je n’évoluais pas au siège, que je ferais 2 ans maximum chez Apple Retail (J’avais déjà travaillé 3 ans chez Polo Ralph Lauren, je ne souhaitais pas rester dans le Retail). Pour la petite histoire je suis resté 2 ans jour pour jour, du 31 mai 2010 au 31 mai 2012.

J’ai intégré une filiale d’un grand groupe bancaire, pour développer une solution de paiement web et mobile, au poste d’account manager.

Les solutions de paiement alternatives type Paypal n’ont naturellement que très peu de part de marché. Mon travail consistait a gérer un porte feuille de e-commerçant (CA supérieur a 10 millions d’euros annuel : Allopneus, Ubaldi, Grosbill, Electrodépôt…) et à faire augmenter la part de marché de cette solution de paiement, en dealant des opérations marketing en échange de mises en avant.

J’ai appris beaucoup de choses sur le e-commerce, les problématiques des marchands et le paiement en ligne (la fraude, grosse problématique sur internet, le paiement CB, Paypal, paiement fractionné par CB, crédit en ligne, solutions de paiement alternative).

J’ai également appris une chose très bête mais essentielle en entreprise, savoir envoyer des emails, de vrais emails professionnels (adapter l’information, la longueur et la forme du message selon l’interlocuteur, interne/externe, technique, comptable, directeurs, etc.) et à lire entre les lignes. Mais également à apprendre à faire de la politique en interne, (à la house of cards), dans une start-up avec des business units bien séparés mais avec des services transverses, dépendant d’un grand groupe bancaire qui met 6 mois à prendre une décision.

J’ai appris à être souple et à faire le grand écart, à faire la danse du ventre à mes clients, des numéros de claquette au service marketing afin d’obtenir des budgets, à proposer et réussir à vendre des solutions à des clients qui ne correspondaient pas (tout à fait) à leurs besoins, mais qu’ils étaient dans l’obligation de prendre car ils n’avaient pas d’autres alternatives !

C’était un secteur très porteur sur le papier, mais aussi très complexe. Les solutions de paiement mobile se multipliaient, mais très peu d’entre elles fonctionnaient et étaient rentables.

J’ai également lancé une nouvelle offre sur un outil de gestion des avis clients. C’était beaucoup plus simple et les clients étaient beaucoup plus importants (Cdiscount, Easyjet, etc.)

La société avait arrêté d’innover, d’investir et de se remettre en question, deux ans plus tard, je me suis mis à chercher un autre travail.

Je souhaitais quitter le e-commerce, pour le web, le digital, le mobile, le social media.

 

Et aujourd'hui?

 

J’ai récemment saisi une belle opportunité, rejoindre une jeune agence de communication digitale indépendante et innovante. Depuis Octobre 2014, j’occupe le poste de Head of New Business chez TYPY (www.typy.fr).

Mon travail consiste à développer l’agence en allant chercher des nouveaux clients, de la grosse PME à multinationale.

Aujourd’hui me m’éclate tous les jours, j’apprends énormément, le secteur est très concurrentiel, les budgets des clients sont limités mais il y a paradoxalement tellement de choses à faire !

 

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière?

 

Aujourd’hui je souhaite m’investir plus de deux ans (pour une fois dans ma carrière professionnelle) dans ce travail et avec cette agence, la développer jusqu'à ce qu’elle devienne une belle agence qui pèse sur la place parisienne.

J’ai toujours dans un coin de ma tête l’idée de remonter une entreprise/start-up, j’attends le bon moment, la bonne idée, la bonne équipe.

A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, je me souviens de cette phrase qui était inscrite sur une affiche à l’école (12 boulevard de Courcelles), c’était la première chose que j’avais pu apercevoir lors de mon entretien pour intégrer l’école : « Ma vie dans 4 ans, dans 10 ans, je ne sais pas. Par contre, je suis sûr qu’elle sera comme je l’aurai décidée. »

Merci Pascal et bonne continuation !