Comment as-tu découvert WIBS ?

Après l’obtention de mon bac G3 (économie, finance et comptabilité) au lycée Henry Wallon de Valenciennes, j’avais envie de me frotter à l’entreprise !

J’ai réalisé quelques recherches sur les écoles de commerce post bac afin d’analyser les offres. C’est à ce moment-là que l’IPME Lille (Institut des Petites et Moyennes Entreprises, ex-WIBS) est venu faire une conférence d’information dans mon lycée.

L’IPME avait une offre bien ficelée : un cursus théorique solide et l’acquisition d’une expertise significative terrain en France et à l’étranger, avec un niveau Bac +4 à la sortie. Le bon mélange par rapport à mes attentes ! Séduit, j’intègre l’école de commerce en septembre 1991.

 

Quels ont été les temps forts de ton expérience IPME-WIBS ?

 

Je me souviens très précisément de mon voyage à Stuttgart la deuxième année. L’école avait un centre d’enseignement ce qui facilitait grandement les choses.

J’avais trouvé là-bas un stage de recherche de marché pour une boîte française d’impression ; c’était le début de l’impression digitale et les différents acteurs du marché s’observaient beaucoup. Les allemands avaient une longueur d’avance, et je devais faire un compte rendu précis des innovations pour informer notre client (différence, système, prix…). Ce stage a duré 3 mois en binôme avec un autre acolyte de l’école. C’est un excellent souvenir. L’année suivante, je suis reparti, cette fois-ci quatre mois à San Francisco pour étudier et perfectionner mon anglais !

WIBS a été une expérience très précieuse pour moi. J’ai appris la débrouille, le système D efficace, l’autonomie ! Cette école m’a apporté les bases, et beaucoup d’ouverture sur le monde. Cette formation m’a donné envie de percer à l’international.

 

Après WIBS, comment as-tu satisfait ton appétit pour les défis internationaux ?

 

Pas si vite ! Après WIBS, j’ai dû tout d’abord faire l’armée pendant un an, comme c’était la règle à l’époque ! Dès que j’en suis sorti, j’ai commencé à chercher ailleurs qu’en France. J’ai eu l’opportunité de partir au Canada pendant 6 mois en complète immersion à Toronto, avec mon énergie et quelques francs en poche. J’ai été engagé en stage dans une entreprise qui faisait du papier peint. Je suis rentré à la base, dans l’administratif. J’ai fait de la saisie pendant 6 mois. Rien de bien fascinant !

 

Et tu as tenu bon ?

 

Oui, finalement les 6 mois initiaux à Toronto se sont transformés en 19 ans !

Après l’embauche, je suis devenu superviseur logistique, puis manager, pour finir quelques années plus tard responsable de production. Je suis parti de cette entreprise au moment où ils ont voulu recentrer leurs activités sur les USA. Ils m’ont demandé si je voulais suivre et j’ai refusé.

Je suis alors rentré chez Spinmaster, célèbre fabriquant de jouet et animation TV pour enfants, en tant que directeur des approvisionnement et achats à Toronto.

Spinmaster était dans une phase de développement commercial importante. Quand je suis rentré, l’entreprise n’avait pas encore développé le marché européen. 5 ans plus tard, ce marché réalisait 200 Millions de CA en Europe ! Il leur fallait donc vite s’organiser : créer un centre opérationnel, trouver des bureaux, recruter des équipes sur place, trouver les formations… Tout le nécessaire pour supporter le chiffre d’affaires Europe.

Spinmaster m’a donc demandé de revenir en Europe en 2011 pour piloter ce développement. J’ai obtenu un contrat d’expatrié de 3 ans en qualité de directeur des opérations Europe.

J’ai rapidement ouvert un bureau a Bratislava en Slovaquie. Pourquoi Bratislava ? La situation et les coûts. Bratislava est à 40 minutes de Vienne, et les prix sont très compétitifs. Je dirigeais une équipe de 20 personnes incluant Manager, coordinateurs et administratifs.

A la fin de ma deuxième année, alors que la mission touchait à sa fin, Spinmaster m’a fait une proposition pour que je revienne au Canada.

J’ai cette fois refusé pour des raisons personnelles. Je voulais vivre d’autres expériences, plus particulièrement en Europe.

 

Un nouveau départ donc ?

Oui, En quelque sorte. Un changement de perspective.

J’ai cherché un job en Europe et trouvé à Londres un poste de Directeur des opérations Monde chez TCC, société Marketing spécialisée dans l organisation des programmes de fidélités aux consommateurs pour les GSA. TCC, c’est 35 bureaux dans le monde, plus de 700 employés et un CA de 600M d’euros. Notre activité consiste à emmener du trafic dans les magasins à travers des programmes de fidélité, des fortes remises et des opérations promotionnelles agressives.

Au quotidien, je m’occupe du sourcing, des achats, approvisionnements et du management des inventaires. Je parcours toute l’Europe à la recherche de business deals pour acheter à prix préférentiels les produits finis qui feront les fortes promotions demain dans les magasins !

Je m’éclate vraiment dans ce que je fais ! Je passe mon temps à voyager, rencontrer des gens passionnants et négocier des business deals !

 

Rien de plus agréable à entendre ! Superbe parcours international ! Bonne continuation Olivier !

 

Décembre 2016