Jérémy Cacoub, promotion 2009, spécialiste management et développement commercial, nous présente son expérience et ses premiers succès d'entrepreneur.

 

Jérémy, comment avez-vous découvert WIBS ?

Sur un salon, il me semble, pour les Bac+4/+5.

En fait, je n’ai pas intégré WIBS directement après le bac mais pour le Master 2.

Avant cela, j’ai suivi quatre années de formations diverses. Après l’obtention de mon bac scientifique, j’ai commencé un DEUG d’économie à la Sorbonne, puis j’ai rejoint un BTS en management des unités commerciales, ensuite un Bachelor en management et gestion des entreprises et enfin, le master 1 du même nom dans une autre école de commerce parisienne. Tout cela en alternance.

Le temps venu de la spécialisation, j’ai choisi WIBS d’une part, pour continuer le parcours en alternance que je suivais depuis le BTS, et d’autre part pour accéder à la possibilité d’une expérience significative aux Etats-Unis, un format de cours attractif et une véritable expertise dans la gestion de ce type de voyage. J’ai donc intégré le Master 2 en management et développement commercial en 2009.

 

Quelles étaient tes motivations à ce moment-là ?

Je voulais avant tout progresser dans mon domaine d’expertise, le business development. J’avais envie d’aller à l’étranger afin de perfectionner mon anglais et surtout d’approcher la culture américaine. C’est un projet qui comptait beaucoup pour moi et grâce à WIBS, j’ai pu l’intégrer dans le cadre de ma formation.

 

Sortant de ce que j’appelle des « usines à gaz » d’enseignement, mon premier contact chez WIBS m’a beaucoup plu. Il y avait une écoute et un accueil personnalisé. Jacques Benssoussan, alors directeur de l’enseignement, a pris le temps et le soin de comprendre mes besoins, d’écouter mes envies. Quelle joie de ne pas être seulement considéré comme un virement bancaire fructueux !

Cette dimension humaine chère à WIBS est pour moi certainement la plus fondamentale : je pouvais partager mes idées, de business et autres, et bénéficier non seulement d’une écoute attentive, mais aussi de conseils et retours d’expérience avisés. Il y avait une bienveillance et un pied d’égalité. Des professeurs et non des donneurs de leçons, des échanges de professionnels à professionnels. Sans oublier les cours et tout ce que les intervenants et le personnel de l’école donnent en plus : les anecdotes, la possibilité de discuter d’exemples concrets, les expériences vraiment vécues ! Ces plus là sont très nourrissants pour un jeune étudiant qui pense un jour ou l’autre à l’entrepreneuriat.

 

En arrivant à l’école, je travaillais déjà chez Ricoh depuis 2007, et j’ai poursuivi mon alternance chez eux. J’étais assistant commercial grands comptes, c’est-à-dire que je vendais des prestations documentaires à des entreprises : j’auditais leurs besoins à partir desquels je leur faisais des propositions permettant d’optimiser les flux. Il s’agissait d’une sorte d’accompagnement au changement avec un principe commercial simple : gagner un marché par la proposition d’un dispositif plus adapté, et, par conséquent, plus économique ; la meilleure machine au meilleur endroit, le meilleur comportement en fonction des besoins.
Mon activité comportait également la vente et le suivi des ventes, l’analyse de tableaux de bord et une partie administrative.

Aux États-Unis, j’ai découvert une autre méthode d’enseignement et d’acquisition de la connaissance. Il faut préparer le contenu du cours chez soi, en amont, car les cours magistraux ne sont en fait qu’une sorte de débat et de présentation de cas pratiques pour prolonger l’assimilation des notions. Approcher et s’adapter à d’autres façons de penser est toujours pour moi un challenge passionnant.

De retour des États-Unis la tête pleine, j’ai terminé mon cursus et rendu mon mémoire de fin de cycle.

 

Une fois diplômé, retour chez Ricoh ?

Oui, j’ai réintégré Ricoh, cette fois-ci en tant que vendeur. J’y suis resté deux ans.

J’en suis parti pour créer ma propre structure. Je me suis alors associé à un entrepreneur pour lui apporter mon savoir et mon expérience commerciale.

Aujourd’hui, je suis business developer et responsable commercial de notre société. Je me nomme « business developer » car il y a dans mon rôle une dimension stratégique plus globale que le seul aspect commercial (étant co-fondateur). Je suis très autonome dans mes choix et mes décisions. J’aime cela.

 

Parle-nous de ton projet actuel…

Je développe depuis 2012 l’entreprise ArCynerJ, avec mes associés.
Je propose des prestations adressées à des centres de formation (formation digitale globale, PAO, commerciale) et une offre de services d’interaction médias.

Mon quotidien, c’est la formation commerciale (élaboration et intervention), et le suivi du développement de cette plateforme : solliciter des agences, rédiger le cahier des charges, élaborer des stratégies commerciales (fixation des prix, construction des offres, définition des cibles clients-prospects-suspects).

La différence entre les cibles est sensible : les clients sont ceux qui consomment le/notre service, les prospects sont ceux qui consomment un service concurrent, les suspects sont les personnes qui ne consomment pas (encore) le/notre service ou celui d’un concurrent.

Par exemple, un jeune permis sans voiture est un suspect pour tous les vendeurs ou loueurs de voitures. Un possesseur de voiture, lui, est un client de son constructeur et un prospect pour tous les autres. Enfin, par extension, quelqu’un qui n’a pas le permis est potentiellement un prescripteur : il peut conseiller à untel l’achat de telle ou telle voiture. Mais ce n’est pas le sujet, c’est la formation qui reprend le dessus !

Il s’agit donc de construire une stratégie pertinente pour chacun, afin de viser juste.

Je pourrais vous donner plus d’informations mais nous sommes au commencement de notre activité et je préfère ne pas en dire plus pour le moment.

 

Mes meilleurs vœux de réussite pour cette nouvelle activité !