Corinne, comment avez-vous découvert Weller ?

Au moment du passage de mon bac, j’avais dans l’idée de faire une formation d’avocate internationale pour me poser (déjà !) en tant que défenseur des gens et des choses ! Heureusement ou malheureusement, ma mauvaise note à mon Bac A2 m’a ouvert les portes du rattrapage, et fermé les portes des facultés où je souhaitais m’inscrire. Il a fallu se réorganiser !

Je me suis alors dit alors que ce pourrait être une très belle occasion pour partir à la découverte du monde pendant un an. Mais ce n’était pas du tout l’avis de mon père, qui voulait que je poursuive sans attendre des études commerciales. Ainée d’une famille de quatre, il fallait montrer l’exemple…

J’ai donc suivi, un peu contrainte, la projection de mon père et je suis arrivée chez Weller.

 

Te voilà donc chez Weller sans en avoir fait le choix !?

 

Oui (rires). Je dois dire que j’ai eu du mal à me faire à l’idée. Mais, une fois à l’école, ca allait : il y avait des cours intéressants et des mises en situation concrète sur la vente, la négociation, la communication…

Un exercice m’a marqué en particulier : j’étais dos à la classe et filmée, un intervenant nous donnait l’équivalent d’une feuille de papier où se trouvait la solution d’un puzzle. Le reste de la classe avait devant lui le puzzle à réaliser. Ma mission consistait à leur expliquer comment faire le puzzle le plus vite possible, sans les regarder.

J’étais très partante : je croyais que ça allait être facile ! Je me suis ramassée je m’en souviens encore ! Cet exercice anodin m’a permis de me rendre compte à quel point la communication à l’autre est complexe quand on n’a pas le même point de vue sur une chose.

Donc l’expérience WIBS a été finalement agréable ?

 

Oui, très. Le côté international des études WIBS m’a beaucoup plu. Fille de commandant de bord de bord. J’étais très habituée aux voyages : mes parents m’ont fait vivre dès l’âge de 10 ans de nombreux échanges linguistiques en immersion. J’ai parlé couramment l’anglais et l’espagnol très jeune. J’étais très impatiente de repartir !

 

Racontez-nous !

 

Nous étions à Barcelone la première année, dans une colocation entre français.

Je n’avais qu’une envie : découvrir la ville et le pays. Barcelone résonne très profondément en moi : l’énergie, la terre, les gens…J’adore ! Je la connais par cœur et je crois que je ne m’en lasserai jamais. Les week-ends nous partions en petites voitures faire du camping pour aller découvrir le pays, la culture, la gastronomie…Ses contacts avec le monde sont importants pour moi.

J’ai réalisé une étude de marché pour une entreprise qui voulait implanter une machine de drainage lymphatique. Je me suis retrouvée confronté à un problème que je n’avais pas pris en compte. A Barcelone, les gens sont Catalans et parle le Catalan, et ne parlant pas le Catalan, je n’ai pas réussi à faire mon étude sur la Catalogne, je suis donc partie sur Madrid pour trouver les contacts et les réponses que je cherchais. Une bonne expérience, qui m’a fait comprendre qu’il est indispensable d’apprivoiser et d’intégrer les us et coutumes d’un pays pour faire du business dans celui-ci.

Les Etats-Unis aussi ont été magiques. J’étais à San Francisco, où j’ai pu séjourner pendant 3 semaines dans un bel appartement à Fisherman Wharf sur la marina, prêtée par un ami de ma soeur. Ensuite colocation. Même programme qu’en Espagne : chaque week-end, nous allions à la découverte des grands parcs naturels de la côte Est, des villes, des gens...

J’ai travaillé pendant cette période pour la succursale d’une entreprise qui produit de la résine pour faire des piscines de rééducation pour les sports intensifs. J’ai eu la chance de découvrir une entreprise familiale, des gens authentiques et sympathiques.

Dans le cadre de ce stage, j’ai eu l’opportunité d’aider le PDG d’une grosse entreprise française, dans ses démarches administratives douanières à l’international : il voulait ramener son bateau des Etats-Unis jusqu’en France. Je me suis éclatée dans cette mission : c’était du concret, du relationnel, de l’international. J’y voyais plus clair sur ce que je voulais faire.

 

Comment s’est déroulé l’après-WIBS ?

 

Tout d’abord je me suis mariée avec un garçon de ma promo. Mon mari à l’époque avait trouvé une opportunité professionnelle, j’ai donc décidé de le suivre et de chercher un travail en parallèle : j’ai passé entre autres une série d’entretiens d’embauche pour devenir secrétaire de direction des top directeurs du groupe Accor.

Et au même moment, mon mari est muté dans le Morbihan et j’apprends que je suis enceinte, pas du tout prévu. Fin de ma course à l’emploi, je me consacre à l’éducation de mon premier enfant. Le second arrivera peu après. Mon métier de 1993 à 2001 était mère au foyer, mais une mère au foyer très active dans tout un tas de domaine : travaux manuels, créations, associations…J’ai besoin de faire plein de choses !

 

2001, grande transformation : séparation d’avec mon mari et bilan de compétences !

Je suis parti de Quimper pour vivre à Nantes où j’ai commencé par faire un bilan de compétences. Le directeur du centre RH de l’IPAG, a eu confiance en moi : test de 3 semaines en tant qu’assistance commerciale export chez un fabricant d’accessoires de salles de bain. Très bonne expérience, ça m’a remis le pied à l’étrier. C’est reparti !

 

Un nouveau départ commercial !

 

Progressivement. J’ai ensuite travaillé chez Total Gaz en tant assistante commerciale en CDD pour faire de la saisie. Le travail planifié pour durer un mois m’a pris 4 jours. Comme il fallait m’occuper, j’ai fait du recouvrement. L’entreprise, qui voulait me garder était en période de fusion…Gel des recrutements !

Après 3 semaines de chômage, j’obtiens le poste d’assistance commerciale pour le marché espagnol dans la société CGL (Compagnie Générale de Location), filiale de la Société Générale.

Dans ce travail commercial, j’étais complètement à l’écoute de mon intuition dans mon contact avec les gens et les résultats ont été excellents. Rapidement, CGL m’a donné la responsabilité de bâtir un service international bateau pour l’Europe.

Il fallait gérer le Back office de la cellule internationale qui s’occupait de financer les leasing bateaux pour l’Europe. L’objectif du service était de financer des bateaux de plaisance fabriqués par des chantiers navals du monde entier et vendus par des réseaux des importateurs ou réseaux de concessionnaires sur l’Europe. Nous étions la plateforme qui recevait toutes les demandes des brokers et de leurs commerciaux : nous étions en charge de réaliser les études de faisabilité financière du client, pour présenter le dossier aux services risques. Concrètement, je m’occupais de vérifier la faisabilité de montage financier pour que des passionnés de voiles, bateaux moteurs et clientèle VIP achètent leurs jouets en leasing car c’était bien plus avantageux pour eux. Je devais faire en sorte d’utiliser le bon modèle,  la bonne fiscalité, le bon droit, les bonnes règles d’import/export, bref le bon package pour que le bateau puisse parvenir en temps et en heure aux clients. J’avais également des pouvoirs d’acceptation sur les dossiers.

J’ai fait cela de 2006 à 2010. La dernière année, j’avais 18 personnes polyglottes sous ma responsabilité et je travaillais dans un environnement multilingues entre l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Europe de l’Est, l’Australie, les Etats Unis, etc..

Une belle et rapide ascension !

J’ai le bateau dans le sang. C’est un milieu que je connais depuis toujours, un milieu d’hommes : je savais comment gérer. Le travail devait être absolument précis. J’ai gérer 3 contrôles fiscaux de 2004 à 2013. J’étais devenu l’interlocuteur privilégié des douanes qui devait nous reverser beaucoup d’argent chaque année !

Une vie et des responsabilités d’entrepreneur, mais dans une grande structure.

Weller, ses voyages et ses cours m’ont beaucoup servi dans cette aventure. Les outils et compétences acquises m’ont permis de me retrouver à l’aise dans le bureau des douanes, de pouvoir négocier, convaincre et vendre dans des situations parfois épique. (ex : Client Irlandais, Chantier naval Australien, importateur Espagnol, Concessionnaire Italien, mouillage du bateau Croatie , un vrai casse-tête).  Ca m’a bien aidé, finalement !

Je ne pensais pas vouloir le faire, mais cette formation Weller et la suite,  m’a ouvert sur la réalisation de beaucoup de choses capitales dans ma vie.

 

Avez vous continué longtemps dans cette entreprise ?

 

CGL s’est ouvert sur le marché des Super Yachts et les valeurs prêtées se sont envolées !

Les risques ont évolué : de nouvelles règles ont commencé à s’installer. Pour faire court, tout a changé. Je me suis senti empêchée dans ma liberté d’action, cela s’est répercutée sur mon moral, sur le moral de la cellule. Tout ce qu’on me demandait de faire était contraire à mon intuition, j’ai perdu la foi dans ce que je faisais. L’environnement des fournisseurs et des clients n’était plus le même. La passion de la mer est le propre du voileux ou du pêcheur, mais pas vraiment du client VIP, qui est plus dans une démarche de paraître. Des valeurs qui ne me ressemblent pas.

Du coup, j’ai vécu un premier BURN OUT.

Après une longue période de convalescence, je suis revenue, cette fois-ci davantage en back office : je me suis retirée dans un bureau et puis j’ai écrit les processus dont on avait besoin. J’ai fait des formations pour sensibiliser mes collaborateurs aux processus : rendez vous compte, Il fallait 5 ans de métier à un gestionnaire international pour savoir gérer son métier.

Tout allait de nouveau correctement. Puis le directeur des ventes et des partenariats a quitté le navire.  La direction m’a demandé de reprendre le poste, ils étaient aux abois compte tenu de la période de salons internationaux qui suivait. J’ai repris le poste pour aider, être dans cette position de sauveur que je connais tant, sans écouter ma petite voix intérieure qui hurlait Non !

Trop de pression dans un contexte qui s’éloignait complètement de mon éthique personnelle. Second BURN OUT. Coup de sifflet final.

 

Le corps a ses raisons qu’il s’agit de prendre en considération…

 

Exactement, il faut savoir écouter quand le corps crie « Stop ».

Touchée par deux fois par le burnout, j’ai voulu étudier plus profondément ce phénomène. Les chiffres du burn out sont extravagants. 20% de la population active est ou sera touchée par cette maladie. (Cf l’étude faite par le cabinet Tecnologia)

J’ai trouvé à ce moment-là un excellent bouquin pour faire seule un bilan de compétences extrêmement précis. Puis je suis allée chercher du tiers coach pour aller plus loin.

Résultats sans appel : intense besoin de liberté, de pouvoir me servir de mon intuition, besoin de transversalité, d’être en contact avec l’étranger. Il fallait désormais que j’aille dans une voie où je me respecte.

En retraçant le cours de ma vie, j’ai été frappé de m’apercevoir que j’avais toujours agi comme une thérapeute en puissance : j’étais dans l’écoute, dans l’échange, pour rassurer, aider et encourager l’autre dans ses apprentissages de la vie. J’avais un management de mère poule ; j’adorais pouvoir créer les conditions d’un changement bénéfique et faire éclore le potentiel en chacun.

Alors je suis partie vers l’inconnu, et j’ai appris en vrai autodidacte par moi même, en lisant, en observant et mettant en pratique. Et en allant chercher des maîtres dans un grand nombre de disciplines qui m’avaient toujours intéressé, pour retrouver ma vraie place.

 

Superbe. Parle-nous de ton activité actuelle !

 

Aujourd’hui je fais du coaching, de la gestion du stress, j’accompagne les gens pour les aider à se connaître. Apprendre a se connaître, cela passe par la réponse à des questions que je crois capitales : qu’est-ce que mon corps physique ? Mon corps mental ? Qu’est ce que mon corps émotionnel et comment ça marche ? En étudiant tout cela, chacun peut retrouver la part authentique de lui-même, recouvrer la paix intérieure, se pardonner et avancer.

Je mets à disposition tout ce que j’ai appris et vécu pendant toute ma vie pour aider la personne que j’accompagne. Et mon intuition va me permettre de me balader depuis la bio énergie, l’anatomie, la biologie, les neurosciences, la psychologie, l’astrologie, la philosophie, la mythologie, le décodage biologique, le magnétisme, la physique quantique pour être dans la meilleure posture possible d’accompagnement.

Je terminerai par cette citation de Lao Tseu et cette question :

« Le bonheur c’est quand ce que JE PENSE, ce que JE DIS et ce que j’AGIS vont dans le même sens et sont en harmonie. »
L’êtes vous ? 

 

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver Corinne sur

Son blog : http://www.therapeuteamecorps.com

Sa page pro Facebook : https://www.facebook.com/therapeuteamecorps/

Linkedin : https://www.linkedin.com/in/corinne-maincent-a695734/

 

Merci Corinne !

Mars 2017