Camille Loué nous partage avec enthousiasme et spontanéité son expérience à WIBS et les premières challenges réussis de sa jeune carrière!

 

Chère Camille Loué, présentez-nous votre parcours ?

 

Je suis issue de la Promotion 2011, diplômée du Master 2 WIBS ingénierie financière et développement d’entreprise. Je suis aujourd’hui ingénieur d’affaires chez Twin Solutions, une société de Service Informatique (SSII) française spécialisée dans la Business Intelligence. Plus concrètement, nous accompagnons nos clients dans le développement ou la mise en œuvre de projets décisionnels (reporting).

 

Comment avez-vous découvert WIBS?

 

J’ai découvert WIBS dans un salon. Après mon bac et deux années de prépa littéraire, je voulais intégrer une école de commerce afin de poursuivre ma formation et compléter mon expérience par un enseignement plus pratique qui pourrait élargir mes horizons professionnels.

Mes attentes étaient également humaines dans un sens plus large : au-delà de la qualité de l’enseignement, je souhaitais que l’Ecole de Commerce laisse place à l’expérience, la découverte de soi, qu’elle m’aide à me révéler à moi-même et à mettre en place les moyens pour me réaliser. Sur le salon j’ai rencontré directement le directeur de l’école, Jean-Marc Grégo. Cette accessibilité et cette disponibilité ont achevé ma décision d’intégrer l’école. J’ai eu raison.

 

Comment votre cursus s’est-il déroulé ?

 

J’ai intégré WIBS en deuxième année.

Je garde de mes 4 années d’école le souvenir d’échanges sincères et fructueux avec les intervenants et l’équipe pédagogique. Aucune ambition n’était stupide ni démesurée, tout était possible. Il n’y avait que des goûts, des ambitions, des doutes respectés et écoutés avec attention et bienveillance. J’ai apprécié cet échange d’expériences et de connaissances. Jeune, face à la multitude de possibilités qui s’offrent à nous, il est facile d’avoir peur, de se perdre dans des ambitions qui ne sont pas les siennes, ou de ne pas oser tout simplement. Dans ces moments, le regard de l’autre est précieux. Il apporte avec distance une autre lecture des situations. Je salue le fait que WIBS soit une des rares écoles à taille et à volonté humaine, un lieu d’éducation où ce type de contact peut encore avoir lieu.

Pour preuve une petite anecdote… Dès ma première année chez WIBS j’étais sûre de savoir quelle carrière embrasser. Je voulais être commissaire aux comptes. J’étais totalement subjuguée par l’audit et l’ingénierie financière. Je pouvais enfin comprendre quels étaient les enjeux critiques des entreprises et ô combien les comportements humains impactaient leurs activités. Jacques Bensoussan, directeur pédagogique de l’époque, un homme exceptionnel dont je salue vivement ici la mémoire, m’a dit : « Tu veux faire de l’audit, vas-y. Tu y arriveras. Tu seras commissaire aux comptes si tu veux, mais tu t’ennuieras. Tu es une commerciale. C’est vers le développement commercial qu’il faut t’orienter ». Ces paroles résonnent encore dans ma tête…J’ai suivi sa prémonition sans le vouloir. Après deux ans d’alternance en comptabilité et commissariat aux comptes, j’ai constaté que, bien que ce métier soit véritablement intéressant, il ne me correspondait pas du tout ! J’ai pu changer de voie, après avoir essayé, en connaissance de cause.

Je garde également un grand souvenir des cas pratiques « US/Europe », qui je crois ont marqué la plus part des élèves de WIBS. Pour effectuer un semestre à l’étranger, l’école nous imposait un cas pratique. Nous devons créer et mettre en place une activité d’entreprise entre notre futur pays d’accueil et la France. Nous étions coachés comme de véritables entrepreneurs, étape par étape : quelle valeur ajoutée allions-nous proposer ? Quel était le moyen de rémunération ? Quels étaient les risques ? Quelles sociétés étaient prêtes à nous accompagner dans cette entreprise (clients, sponsors)… Nous devions rendre des comptes chaque semaine et les consignes étaient toujours modifiées au dernier moment. Il fallait alors tout repenser, s’adapter, reconfigurer très vite autrement, pour réussir malgré tout, le tout en équipe ! C’était difficile, mais extrêmement stimulant et grisant !

 

Je suis, de façon générale, très reconnaissante à WIBS de m’avoir comprise au-delà parfois de ma propre perception, et de m’avoir accompagné avec discernement dans mes expériences. M’avoir aidé à comprendre le sens et de la cohérence de mes multiples expériences est le cadeau très précieux qu’ils m’ont fait. Je leur dois beaucoup. 

 

Une fois ton diplôme obtenu, comment as-tu donc engagé ta carrière ?

 

Après l’obtention de mon diplôme, j’avais une idée précise du poste que je voulais obtenir : j’avais envie d’être commerciale dans une SSII partenaire SAP. Jacques avait raison ! En répondant aux offres d’emploi j’ai pris conscience que la connaissance de certains logiciels métiers était absolument indispensable et indissociable du poste d’ingénieur d’affaires que je voulais occuper. J’entendais beaucoup parler de logiciels, notamment SAP. Cela a développé ma curiosité de ce marché. Puisqu’il fallait les connaître, j’ai donc décidé d’en vendre !

Je me suis renseignée et j’ai consulté Stéphane Jacob, mon directeur de master, qui m’a mis en contact avec une entreprise de son réseau, qui recherchait immédiatement un profil comme le mien. Là encore je lui suis très reconnaissante. Grâce à sa disponibilité auprès de ses élèves, grâce à la véracité de nos échanges, il a pu comprendre et savoir très vite que ce poste dans cette entreprise était fait pour moi.

Vite fait, très bien fait ! J’ai intégré Twin Solutions en mars 2012, 3 mois seulement après la fin de mon dernier stage et cela fait bientôt 3 ans! Première ingénieur d’affaires dans cette entreprise, j’ai dû ouvrir la voie et construire ce poste. J’apprécie l’autonomie qu’ils m’ont laissée et les responsabilités qu’ils m’ont confiées, avec confiance. Aujourd’hui, bien plus qu’une ingénieure d’affaires, je suis entièrement responsable d’un portefeuille Client (développement, pilotage projet, SAV), celui que j’ai créé et qui s’agrandit jour après jour. C’est un poste extrêmement stimulant et j’ai la chance de pouvoir dire que j’aime ce que je fais au quotidien !

 

Que demander de plus ! Comment voyez-vous les prochaines années de votre début de carrière ?

 

Je me vois continuer à développer mon expertise dans ce domaine. Plus tard, je donnerai certainement une impulsion plus internationale à ma carrière. J’aime particulièrement les cultures Germanophones. Un de ces pays pourrait sans doute être la destination d’un de mes futurs challenges !

 

Bonne réussite Camille!