Comment avez-vous découvert Weller ?

 

J’ai découvert l’IPME-Weller dans un salon consacré aux formations supérieures. Alors que j’étais en terminale technico-commerciale, un ami du lycée m’a proposé de l’accompagner à une journée « portes ouvertes ». Je suis donc allé à Rennes avec lui. J’étais très emballé à l’idée de concilier études et voyages à l’étranger. Je voulais vivre autre chose que des études « classiques ». J’aimais l’idée de construire mon parcours avec des expériences concrètes sur le terrain.

J’ai eu un bon feeling avec l’Institut des Petites et Moyennes Entreprises lors de cette journée, je me suis inscrit pour passer le concours. Tout s’est bien passé.

 

Comment s’est déroulé votre scolarité ?

 

Très bien, j’en garde une multitude d’excellents souvenirs. J’ai mis à profit ces années pour apprendre, découvrir, voyager, travailler et gagner de l’expérience.

J’ai commencé à faire des stages rapidement, pressé d’évoluer dans le concret.

La première année, j’ai vendu des ordinateurs dans la société de mon père, puis l’été j’ai travaillé sur la chaîne de production pour la fameuse biscuiterie bretonne La Trinitaine. En 2ème année, je suis parti aux Etats-Unis suivre un cursus de 3 mois d’études. J’ai découvert un pays fantastique, démesuré. Quelle richesse, tant de rencontres et de gens incroyables ! Cette expérience a tissée des liens très forts entre nous : des camarades devenus amis pour la vie ! En parler m’émeut encore. 

L’été suivant, retour à La Trinitaine pour un stage plus orienté marketing et commercial : organisation des vitrines, plaquettes commerciales et mise en place de promotions en tête de gondole dans les hypermarchés. Ce furent mes premiers pas dans la grande distribution : j’ai immédiatement accroché !

En troisième année, j’ai été recruté par une entreprise spécialisée dans le traitement des déchets, la Semat, pour leur prêter main-forte dans leur développement international. Fraîchement rentré de 3 mois à Barcelone, j’ai pu immédiatement utiliser mes nouvelles compétences ! Ils avaient besoin de ressources marketing et d’un intermédiaire entre les avocats espagnols et la Direction Générale pour la mise en place d’une filiale espagnole. 

 

Ces premiers stages vous ont-ils permis d’y voir plus clair dans votre futur projet professionnel ?

 

Je me suis découvert pendant ces premières années une véritable affinité avec les produits de grandes consommations et l’univers de la grande distribution. J’avais très envie de multiplier les expériences dans ce domaine. C’est à ce moment-là que je découvre dans les couloirs de l’école une annonce pour un poste d’été chez Nestlé Sources International, filiale française de Nestlé pour les eaux minérales. Il s’agissait de remplacer les uns après les autres tous les chefs de secteur pendant leurs congés d’été dans toute la région Bretagne. Exactement ce dont je rêvais ! Les recruteurs ont perçu ma motivation et j’ai obtenu le job. Découvrir plus profondément la grande distribution, faire le tour de Bretagne et mettre un pied dans la négociation après avoir suivi une formation proposée par Nestlé France : que des avantages !

J’avais pour mission principale la mise en place de la nouvelle eau minérale Valvert dans les supers et hypermarchés de la région.

 

Une opportunité en or !

 

Cela a confirmé mes premières appréciations sur ce secteur. Mais il fallait d’abord que je termine ma scolarité !

La quatrième année était traditionnellement à WELLER l’année du plan de développement d’entreprise (PDE). Je décide de le faire dans une PME Rochelaise de fabrication de vérandas.

Mon plan avait pour objectif d’optimiser la circulation d’information dans l’entreprise et de faciliter le pilotage commercial. Je leur ai proposé un plan de formation et de méthodologie commerciale (tableau de bord, tableau de devis, taux de transformation) qui a été très bien reçu ! 

 

Et l’IPME-WIBS touche déjà à sa fin…

 

Je quitte l’école, fraichement diplômé en juin 1994. Nestlé me rappelle quelques jours plus tard pour me demander si je suis disponible pour refaire le replacement d’été. Génial ! J’accepte, ravi de pouvoir passer un nouvel été à leurs côtés !

 

Je suppose que vous les avez ensuite sollicité pour obtenir un poste en CDI ?

 

Ma première idée fut naturellement de vouloir rentrer chez Nestlé mais l’entreprise était à ce moment-là en plan de restructuration. C’est finalement au sein du groupe Danone dans la Business Unit Bledina que j’ai trouvé un poste en tant que chef de secteur au tout début de l’année 1995. 

Je quitte alors la Bretagne pour aller vivre à Pau. Ma mission consiste à développer les parts de marché de la marque avec, entre autres, la mise en place de promotions. Je suis alors en charge d’un parc de supers et d’hypermarchés.

Après 4 ans à ce poste, je suis promu responsable merchandising régional, poste que je vais occuper pendant les 3 années suivantes. Le merchandising consiste à proposer à des magasins un plan d’implantation de produits en conjuguant à la fois les critères stratégiques de la marque et les critères du magasin, le tout afin d’obtenir une visibilité optimale. C’est un métier passionnant : je suis l’expert pour la région et travaille en management transversal avec mes collègues. J’ai mené par exemple une action avec une centrale d’achat où il s’agissait de créer un plan type pour 25 magasins pour implémenter les produits selon nos critères. 

Mon originalité consistait à proposer une solution globalisée d’implantation.

Après 3 ans, Je saisis une opportunité d’évolution de poste vers le pôle médical de Blédina pour un poste de responsable de la promotion des ventes. Mon métier consiste à apporter aux leaders de la pédiatrie et aux professionnels de santé une expertise sur les célèbres petits-pots. Les médecins sont dans une religion du fait-maison et ignorent parfois les avantages des petits-pots industriels. Je leur apporte donc ma connaissance des procédés de fabrication, de la nutrition, de ce qu’il y a vraiment dedans. Je travaille en collaboration avec des responsables hospitaliers, des visiteurs médicaux. J’organise des réunions où les produits sont présentés afin de leur faire découvrir cet univers. J’occupe cette fonction 3 ans, avant de quitter Danone.

Après 10 ans de bons et loyaux services pour le groupe DANONE, il était temps pour moi de me renouveler et de découvrir de nouvelles choses.

 

10 ans donc au total pour le groupe Danone. Qu’allez-vous faire ensuite ?

 

Je prends avant toute chose une année pour réfléchir (Bilan de compétences…). Je décroche ensuite un emploi dans une PME bordelaise de 4 personnes qui réalise du financement d’actifs médicaux (financement d’échographes, d’IRM). Mon métier consiste cette fois à intervenir auprès des équipes de vente des fabricants et distributeurs de matériel médical, pour les aider à vendre du financement, en y associant du package (assurances bris de machine, assurances décès et invalidité, etc…).

Le financement d’échographes est le même projet de financement qu’un photocopieur. Financé sur 5 ans, le matériel peut être changé tous les 4 ans. Notre travail ne s’arrête pas là : les produits entament une seconde vie, cette fois sur le marché des brokers. 

La société va connaître un développement important, passant de 6 millions à mon arrivée à 21 millions, moment où les propriétaires décideront de la vendre à un de nos concurrents. 

A la revente, je deviens actionnaire et directeur commercial des ventes indirectes.

Je quitte le navire fin 2013 et travaille pendant 2 ans dans une société de financement d’actifs de bureautique et d’informatiques où je leur apporte de l’expertise sur le secteur médical.

C’est à cette époque que je me sens devenir mûr pour devenir chef d’entreprise.

 

Comment cela s’est-il concrétisé ?

 

J’ai tout d’abord fait un point sur ma vie et ce que j’avais envie d’en faire. Je voulais de l’indépendance, plus d’aisance, une plus grande liberté de décision. Je me renseigne sur le secteur des assurances car j’avais une expérience dans l’élaboration et la vente de produits de ce type.

Ce fut un projet murement réfléchi. Nous avons mis 4 ans à mettre en place ce projet de rachat d’un cabinet d’assurance avec ma compagne qui travaillait déjà dans ce secteur. Nous avons fait le tour de nombreux réseaux professionnels, collecté des retours d’expériences, discuté avec de nombreuses compagnies. Nous nous sommes finalement rapproché de GAN assurances puis nous avons rachetés une agence dans le Morbihan à la Roche-Bernard.

Il était important pour nous de ne pas être isolé, nous avions envie d’être accompagné par une compagnie mandante. Nous avons racheté un portefeuille avec toute l’équipe de collaboratrices en place. (4 salariés). C’est une très belle aventure !

 

Nous vous souhaitons le meilleur ! Quel regard portez-vous sur votre carrière jusqu’ici ? 

 

J’ai adoré dans tous mes métiers le rapport humain. J’aime découvrir les gens, leurs métiers, leurs richesses particulières. Je crois à une approche client très personnalisé. Avec le recul, c’est ma très forte dimension « client » qui a construit je crois ma légitimité.

En devenant chef d’entreprise, j’ai l’impression d’avoir bouclé ma boucle, d’avoir compris de pourquoi j’ai choisi l’IPME (WELLER – WIBS) pour mes études supérieures. Je suis heureux du chemin accompli et je suis convaincu que le plus beau reste encore à venir.

J’encourage les jeunes étudiants à multiplier les expériences pendant leurs études pour affiner leur projet professionnel. Je les encourage à donner de leur temps, de leur personne, à écouter, comprendre et apprendre…

 

Merci Bertrand pour votre témoignage ! Voici votre adresse pour ceux qui voudraient vous joindre : 

 

Bertrand.doucey@neuf.fr

GAN assurances S. MARQUET ET B. DOUCEY

11 rue Crespel de la Touche

56130 la Roche-Bernard