Cher Antoine, quels sont tes souvenirs de l’expérience WIBS ?

J’ai passé 4 années à WIBS-IPME juste après l’obtention de mon Bac D, 4 années très intéressantes avec un an de service militaire au milieu !

Je me suis très tôt senti attiré par l’entreprise plutôt que par les longues carrières d’étudiants. J’ai trouvé chez WIBS ce que je cherchais : des enseignements fondamentaux ciblés et un plongeon direct dans la vie réelle du monde des entreprises.

Je garde un excellent souvenir des stages et bien entendu du voyage en Californie.

Je me souviens avoir écumé les salons de voyages avec un groupe d’élèves à la recherche d’un stage rémunéré pour une station de ski. Nous avons réussi à convaincre une petite station de nous embaucher pour faire une étude de marche sur ses consommateurs. Excellent souvenir ! Travail sur le terrain, sur les pistes et au cœur de la vie trépidante du village.

C’était un séjour studieux très agréable, en étroite relation avec le maire à qui nous présentions nos travaux.

Mon autre souvenir de stage est celui que j’ai réalisé aux Etats-Unis.

3 mois d’études, puis 3 mois d’études d’implantation pour une marque de plongée. Nous devions vérifier et mesurer le marché, rencontrer les magasins et les multiples intermédiaires.

Cette expérience m’a fait grandir : les entreprises ont l’esprit beaucoup plus ouvert que je pensais ! Je projetais sur les entreprises beaucoup d’idées fausses et de préjugés, sans vraiment connaître. J’ai rencontré sur le terrain une très grande majorité d’entrepreneurs qui voulaient juste bien travailler et s’épanouir dans leurs activités, qui traitaient les gens avec respect et bienveillance. Cela m’a rassuré, et confirmé mon désir concret d’entreprendre.

Je ne peux que recommander de faire des stages : on comprend mieux la vie des autres au travail, on se rend vraiment compte de ce qu’on aime, on trouve sa « zone de confort » personnelle !

 

Comment as-tu poursuivi ta carrière après WIBS ?

 

Je suis sorti de l’WIBS-IPME en juin 1990.

Dès septembre, je suis embauché chez Ford en tant que conseiller en développement commercial de l’activité pièces et services du constructeur automobile. Mon travail consiste à accompagner de très près les garagistes de la marque pour être réactif face à leurs demandes clientèles. Dans une voiture, 65% des pièces sont interchangeables : l’après-vente, la gestion des garanties sont des points capitaux. Ma mission consistait à travailler les relations avec les concessionnaires, fidéliser les garages et déployer les services Ford.

J’ai obtenu en quelques mois des responsabilités régionales : j’ai voyagé dans toute l’Est de la France pendant 1 an puis dans tout le Sud-Ouest pour visiter les 25 concessionnaires-garagistes par zone dont j’avais la responsabilité.

 

Ton parcours de développeur commercial se dessine déjà…

 

Oui, c’est vraiment le fil conducteur de ma carrière !

De retour à Paris en 1994, je rejoins Sport Events BBDO, une agence de communication 360° spécialisée dans le sport. Directeur de clientèle grands comptes, je crée et organise des campagnes et de nombreux évènements pour des grandes marques qui souhaitent s’exprimer à travers le sport (Pepsi et son Pepsi SnowBall, Club Med’ et la promotion des activités club…). Je mobilise des sportifs médiatiques (Marie José Perec, Edgar Grospiron, Fabrice Santoro…) pour des évènements dans toute la France.

Et puis, de directeur de clientèle, je passe rapidement… Développeur commercial de l’agence ! Chassez le naturel...C’est plus fort que moi, j’aime être celui qui arrive, qui perfore, qui défriche et organise ! Une grande partie de mon activité consiste dès lors à fidéliser de nouveaux clients, trouver des partenariats d’images, des salles et des sponsors pour les tournées et évènements.

Je quitte cette agence en 1996 pour rejoindre la salle de POPB, le Palais Omnisport de Paris Bercy (devenue depuis le Accor Hôtel Arena) comme responsable du développement commercial des événements pour finir Directeur Commercial et marketing de la salle quelques années après. Au programme, des centaines d’évènements de 1996 à 2006, la gestion marketing, les sponsors et les annonceurs. Un programme très complet mais extrêmement réjouissant !

C’est de nouveau un de mes clients, Disneyland Paris, qui me débauchera quelques années plus tard pour développer le sponsoring du parc. Je deviens pendant 3 ans patron du développement et des nouveaux partenariats.

Cette belle aventure durera jusqu’au moment où en 2009, Croisières de France, mon employeur actuel, me propose de piloter son activité en France !

 

Parle-nous de ton rôle de Directeur Général chez Croisières de France !

 

Croisières de France est une filière du groupe Royal Carribean International, 2eme groupe mondial des croisières.

Croisières de France cible plus spécifiquement le marché national et leurs attentes spécifiques en matière de produits : des bateaux à taille humaine, des hauts standards de confort et de sécurité et de nombreux services additionnels. Nous proposons entre autres une formule francophone « all inclusive » très appréciée, unique sur ce segment de marché.

Nos croisières sont vendues par l’intégralité des réseaux de distribution et les groupistes.

Depuis 7 années, nous sommes passés de 15 000 à plus de 110 000 passagers annuels grâce à un travail méticuleux sur l’offre (simplification, clarification et force de vente).

Notre chiffre d’affaires a ainsi évolué de 15 millions en 2009 à 77 millions en 2016 !

Mon rôle est de définir la stratégie, emmener les gens, faire tourner à plein régime et rendre l’entreprise profitable ! Concrètement, je travaille sur le terrain, je notifie les éléments améliorables et définis des stratégies « responsive » pour améliorer encore et toujours l’expérience client.

Pour ce faire, je cherche constamment à mettre mes équipiers DANS leurs zones de confort et non à les en extraire.

Ma meilleure stratégie de formation pour gagner en compétitivité ? Cultiver les points forts, affûter les compétences pour lesquelles ils sont déjà bons pour les rendre excellents. Il reste ensuite à organiser le travail pour que chacun fasse ce qu’il sait faire le mieux ! Et en avant !

 

A voir cette belle progression, la stratégie a porté ses fruits ! Pour terminer, as-tu des recommandations à faire à nos jeunes étudiants ?

 

Il est plus que jamais capital de changer le rapport des jeunes à l’entreprise, arriver à faire en sorte qu’ils ne prennent pas les patrons de PME pour des gens tortionnaires et terribles !

Les PME représentent aujourd’hui plus de 95% des entreprises en France, il faut vraiment poursuivre ce travail sur les mentalités pour faire évoluer les choses.

Je compte sur WIBS pour apporter sa pierre à l’édifice !

Il faut croire dans l’entreprise pour croître et s’épanouir dans le monde de l’entreprise !

 

Grand merci pour ta participation Antoine et bonne continuation !

Septembre 2016